Mardi, 21 Décembre 2010 04:29
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Wadopathie ou la maladie du milliard Favori

Le Sénégal serait-il devenu une cité de Sparte qui ne dit pas son nom ? Il est tout simplement atteint de la wadopathie ou la maladie du milliard. En tout cas, la gestion de l’Etat et de ses institutions auxquels sont associés les enfants du président, en donne bien l’air. Bienvenue dans les « sindiéleries » d’une fille à papa, blanche négresse au pays du rythme et des bougnouls.

Faudrait-il le dire une bonne fois pour toutes. Abdoulaye Wade et ses enfants adorent s’amuser avec l’argent du contribuable. Après le feuilleton « Saint-Karim de l’Anoci » et ses 432 milliards dont on n’a pas encore fini de parler, « Saint-Abdoulaye du Monument » qui a englouti 50 milliards du contribuable sénégalais, nous voilà plongés dans l’ère « Sainte-Sindély du Fesman » pour le même montant (près de 50 milliards), en attendant la Sainte-Viviane de je ne sais quoi, qui sera aussi dispendieux que les précédents. Cette triste réalité rappelle la comédie « Badou menn lepp » dont le protagoniste, jadis sans le sou, devenu millionnaire, décide de se baptiser une seconde fois.


C’est le journal Le Quotidien qui rapporte que « le budget définitif du Festival mondial des arts nègres a été arrêté à 48 milliards 621 millions 597 mille 120 francs Cfa », un montant dont l’Etat du Sénégal ne devait débourser que 18 milliards. En fin de compte, près de 23 milliards de francs Cfa de dettes ont été contractés par le Sénégal pour « réussir » le festival, parce que certains donateurs ont jugé plus utile de mettre leur argent dans des choses beaucoup plus sensées comme la lutte contre la mortalité infantile et l’insertion des jeunes et des personnes en situation de handicap, plutôt que d’assouvir les fantasmes et « sindiéleries » d’une fille à papa que certains accusent de confondre culture africaine avec rallye Dakar.


A l’heure où l’on parle de mondialisation et de métissage culturel, Abdoulaye Wade continue à faire une fixation sur le passé ; il use et abuse de la renaissance africaine, un sujet situé aux antipodes des préoccupations des jeunes sénégalais, désœuvrés pour certains au point de se refugier dans le ventre de l’Atlantique. La renaissance africaine, à coup sûr, ne se fera pas à travers les galipettes et cabrioles de ces « Niggers » de Harlem, ‘alcooliques anonymes’ et fumeurs de shit pour la plupart, et qui depuis des semaines accaparent l’espace audiovisuel sénégalais. Rien que les absences du président brésilien Lula, parrain du festival, et du Sud-africain Thabo Mbeki devraient inciter les organisateurs du festival à s’interroger sur son opportunité. A ces derniers, on ne saurait reprocher leur vision très réductrice de la notion de culture qu’ils assimilent à la danse, au chant et à tout type d’amusement ou divertissement comme on a pu le voir avec le contenu du festival dans son ensemble. Il suffit de regarder la RTS le soir pour se rendre compte que l’assertion du président poète sur « l’émotion nègre », est plus que jamais d’actualité.


Momar Mbaye

 

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Dernière modification le Mardi, 04 Janvier 2011 23:25
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