Vendredi, 12 Avril 2013 17:20
Évaluez cet article
(1 Vote)

Les enfants de la rue seraient-ils un terreau fertile pour la violence dans les cités et le chômage ? Favori

 

Aujourd’hui 12 Avril, nous célébrons…, je dirai plutôt que c’est une journée consacrée à la cause des enfants de la rue !

Dans mon pays, le Sénégal, nous sommes réticents à dire « enfants de la rue ». Nous considérons qu’il n’y en a pas vraiment ! Je pense le contraire. Ces enfants que vous rencontrez au niveau des feux tricolores, aux abords des écoles, aux abords des marchés, dans les plus points coins et recoins du pays que l’on appelle communément « Talibés » : sans chaussures, en haillons, qu’il pleuve ou qu’il vente, tout cela combiné, ne suffit-il pas pour les appeler enfants de la rue ?

 

 

Combien de temps laisseriez-vous votre enfant seul (e) ou même accompagné (e) dans la rue ?

Un enfant qui est laissé à lui-même, qui ne reçoit pas d’éducation appropriée, qui ne discerne pas le bien du mal, qui n’est pas couvert – prenez ce terme au sens propre comme figuré – qui est dans les rues plus de 12 heures par jour à errer, et qui s’adresse à des inconnus le plus clair de son temps ; pour moi est un enfant de la RUE. Son environnement est la rue.


Appelés « Talibés », ils ne le sont pas ! Ils sont exploités, ils mendient pour le compte de leur « maître » !

Ces enfants appelés « Talibés » arrivent de différentes régions du Sénégal, mais aussi de pays limitrophes tel que la Guinée déjà à l’âge de 3-4 ans. Ils seraient confiés à des « marabouts » pour leur inculquer une éducation religieuse et morale. L’incohérence surgit quand on sait qu’ils passent tout leur temps dans la rue, exposés à toutes sortes de danger, et qu’ils ne savent même pas réciter la « Fatiha », qui est la sourate d’ouverture du Coran, le livre sacré des musulmans !

 

Un rêve qui se transforme très vite en cauchemar !

 

C’est en fait le meilleur deal pour des parents démunis, incapables de s’occuper de leur progéniture, de confier leurs enfants à un « maitre », qui très tôt va briser le rêve des familles et des enfants et transformer leurs vies en CAUCHEMAR . Un individu, qui se fait passer pour un « maitre coranique  » et qui finalement, trouve en ces enfants un moyen de subsistance : le minimum réclamé à chaque enfant de retour à la « maison », très tard le soir, pour éviter bastonnades et réprimandes est de 250 F CFA. Ramener à 50 ou 100 enfants, le montant n’est pas négligeable.

 

Le comble est que ces enfants qui « travaillent » en demandant l’aumône dans les rues, ne profitent pas vraiment de leur « business » : ils ne mangent pas assez, ils ne dorment pas assez, ils dorment à la belle étoile, ils sont MISERABLES physiquement et moralement !

 


 

Le danger plane sur ces enfants chaque seconde

 

Ils sont MENACES à tout moment ! Ils ne distinguent pas le bien du mal. Ils traversent n’importe comment les routes, ils s’amusent avec n’importe quoi, ils risquent leur vie…. Je me rappelle le collègue qui a dû annuler une de ses activités parce qu’au détour d’une rue, il a aperçu un « talibé » ensanglanté après avoir été blessé par un autre enfant comme lui, qui a utilisé son pot d’aumône pour lui assigner un coup sur la tête en geste vraiment amical. Il n’avait tout simplement pas la notion du DANGER.

 

Ces pots d’aumône sont en métal, ils sont de couleur rouge, il s’agit de pots de purée de tomate récupérés, avec les bordures tranchantes. Les enfants « talibés » les utilisent pour mettre le riz, les quelques pièces de monnaie ou les biscuits secs qui leur sont donnés en aumône. Quand ils sont vides, ils les utilisent comme ballon de foot, ballon de basket.

 

Ce pot, qui les accompagne tous les jours, leur sert de jouet ou d’arme.

 


La « libération » les met face à un autre monde à priori cruel

Entre 15 et 18 ans quand ils peuvent échapper à leur « maitre », certains arrivent à se trouver un petit emploi mais sous-rémunéré, parce qu’ils ont reçu aucune formation, et d’autres optent pour la facilité par le vol, la violence, etc…

 

Cela donne froid au dos vu le nombre d’enfants dans les rues au Sénégal.


Il faut traquer ces exploitants d’enfants, réintégrer ces enfants de la rue appelés « talibés », en faire de vrais talibés*, leur offrir des Darras de qualité pour leur éducation et en faire de bons citoyens.


Ces espaces appelés Darras  qui sont les demeures des vrais enfants Talibés, existent au Sénégal depuis des années. Ils reçoivent des enfants venus de toutes parts, ils y reçoivent une éducation, ils sont initiés la vie communautaire. Cependant, pour former leur sens de l’humilité, ils sont envoyés à des moments précis de la journée, mendier de quoi manger dans des zones précises, ils ont des repères, et un grand nombre d’entre eux est encore en contact avec leur famille. Ce ne sont pas des enfants de la rue.

 

Il y a de cela quelques semaines, 9 enfants ont péri dans un Darras par le feu, le Gouvernement Sénégalais a depuis pris des engagements pour mieux encadrer ces écoles « informelles », mais ayant un rôle régulateur et d’une grande utilité, pour les appuyer.

 

Les « exploitants d’enfants » seront traqués et les enfants de la rue seront réintégrés dans de vrais Darras pour y être éduquer et protégés.

 

Ces Darras, restent un lieu d’éducation pour les enfants, mais ont besoin de soutien, et d’être réformés.

C’est la RESPONSABILITE DE NOS DIRIGEANTS !

 

Par Florence6c

 

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com
Dernière modification le Vendredi, 12 Avril 2013 17:45

Articles similaires (par étiquette)

Haut de la page