Dimanche, 14 Septembre 2014 10:49

14 Septembre 2014 : 17 ans que l'Homme de Dieu est parti

L’HOMME DE DIEU S’EN EST ALLE Je me rappelle, la première fois que j’ai vu celle qui m’a mis au monde en chaudes larmes, c’était suite au décès de ce grand Homme que tout le monde connaissait sous le sobriquet de « Homme Dieu ». 

Hélas, il nous a quittés douloureusement laissant derrière lui un peuple assoiffé de connaissances pures et de conduites sages dans un monde dominé par l’ignorance, la méchanceté, bref l’absence d’éthique. C’est un peuple orphelin car ne sachant plus sur quel saint se vouait. Difficile de revoir un Homme de ce genre. Étant toujours d’actualité, ses prêches nous rapprochaient de plus en plus de Dieu car nous en tirions pleins d’enseignements. Certes c’est trop dire mais il incarnait le prototype de l’homme parfait. Je voyais en lui un être d’une pureté incommensurable, d’une modestie sincère, d’une conduite saine traduisant ses paroles aux actes, d’une très bonne maitrise de la langue Arabe, du coran, et de la Souna du prophète PSL, d’un sauveur pour l’humanité. Son mausolée refuse du monde toutes les fois qu’on y pose les pieds. Les gens s’amusent à dire qu’il est aimé par tout le monde même quand on ouvre le cœur d’un Macabéen on y trouve un atome d’amour qui lui est destiné. Toutes les créatures mobiles et immobiles ont manifesté leur tristesse suite à sa disparition. Des exemples patents: un nuage de poussières planait dans le ciel et un silence grave régnait dans tout le Sénégal. Personne ne savait que faire car terrassée par un événement très douloureux. Les créatures vivaient le paroxysme de la solitude. Comment faire pour s’en remédier? Seulement il faut se retourner vers Dieu le Maitre du monde. Ses paroles ne cessent de raisonner au plus profond de moi. « Un jour il se mettait à pleurer et quand son entourage lui demandait pourquoi es-tu dans cette situation car tous tes disciples sont inquiets? Il répondit en ces mots: « j’ai peur qu’une mauvaise pensée me traverse l’esprit ». J’étais profondément bouleversé et atterré à la fois car je ne peux pas rester une seconde sans que mon esprit rende visite à Lucifer. Si une mauvaise pensée était considérée comme un péché beaucoup de gens ne seront pas à l’abri des supplices de l’enfer à moins que la miséricorde de Dieu soit sur nous. Et je commençais à m’interroger sérieusement sur la nature humaine de ce grand homme. Cela m’a permis de mieux comprendre la leçon inaugurale de Kéba M’Baye prononcée à l’université Cheikh Anta Diop lors de l’amphi d’entrée portant sur l’éthique. Ce grand homme de Dieu avait une conception de l’éthique comme étant une voie sure qui mène sur le droit chemin. C’est un chemin que le bon Dieu agrée et si nous l’empruntons nous pouvons espérer un lendemain meilleur. Comme le pèlerin de Compostelle dans l’œuvre de Paolo Coelho, il n’a jamais montré un atome de fatigue pour perpétuer les visites de courtoisies au niveau des autres confréries différentes da la sienne malgré le poids de l’âge. Il ne faisait pas de distinction entre le riche et le pauvre tous étaient au même pied d’égalité devant cet Homme. Il resserrait les liens sociaux entre les différentes communautés quelque soit leur appartenance religieuse. Cela lui a valu la popularité qui s’abat sur lui car même dans certaines maisons de nos parents chrétiens on y trouve sa photo accrochée au mur. Il avait une dimension internationale ce grand homme. Sache que tu resteras gravé pour de bon dans nos mémoires, nos pensées, nos cœurs… et que dans l’au-delà nos prières toqueront éternellement à ta porte juste pour te témoigner toute notre reconnaissance, tout notre amour, et toute notre solitude. Nous te remercions de tes enseignements, de ta disponibilité et de ton exemple auxquels nous essayerons d’être fidèles jusqu’aux ultimes conséquences de nos actes. J’emprunte à Che Guevara ses mots qu’il a adressés à Fidel Castro lorsqu’il rédigeait sa Lettre d’adieu juste pour dire que si tout le ciel était du papier et que la mer de l’encre, il serait impossible de répertorier les bons actes de ce grand homme: « j’aurais encore bien des choses à te dire, mais je sens que les mots sont superflus, ils ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n’est pas la peine de noircir du papier » La saga continue inchallah

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Dernière modification le Dimanche, 14 Septembre 2014 11:02
Ziz le thianeur

Ziz le thianeur

Le mec que tu vois au coin de la rue avec son barada et le petit fourneau, celui là avec son pli de journaux et son stylo, lui avec sa tête poilu et son petit bonnet dessus... Éhhh oui, c'est moi, celui qui passe son temps dans le quartier à faire du thé en longueur de journée...

 

Me voici, Ziz' le Thianeur, pour vous servir!

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